الأحد، 1 نوفمبر 2020

Au-delà du pont (1)

 écrit par/ Tasnim TAHA



De sa démarche hésitante, je compris qu’il était nouveau, n’étant arrivé que depuis moins d’un mois. Et à la façon dont il tournait la tête, je sentis qu’il était bouleversé, tout comme je l’avais été en arrivant ici, ce sinistre jeudi du mois de mai 2016.

Jamais je n’aurais imaginé qualifier ce jour de sinistre. Non seulement il représentait une source de joie pour moi, mais aussi pour tous les membres de notre petite famille, car c’était la date d’anniversaire de ma mère.

J’attendais avec impatience ce jour pour pratiquer mon rituel annuel favori avec elle. Chaque année, je m’asseyais à ses côtés dans notre spacieuse cuisine pour lui lire les événements historiques qui s’étaient produits le jour de sa naissance, tandis qu’elle s’activait, telle une abeille infatigable, autour de moi : jetant un œil au four, malaxant la farine, les noix, la levure, le cacao et les autres ingrédients du gâteau. Celui-ci serait bientôt décoré de bougies, avant que mon père, mon petit frère et moi ne les soufflions tous ensemble en chantant Joyeux anniversaire.

Ma mère adorait écouter mes récits, pas seulement le jour de son anniversaire, mais aussi les autres jours de l’année, lorsque je lui racontais ma journée à l’école avec mes copines ou mes découvertes sur un héros de la mythologie.

De son côté, elle partageait souvent les détails de ses journées avec ses voisines, qui l’accompagnaient deux fois par semaine au marché de Barbès, dans le 18 arrondissement. Mais la plupart du temps, elle se contentait de me raconter les histoires des héroïnes de ses romans préférés.

Je pouvais deviner son humeur au ton de sa voix, selon qu’elle avait lu une scène triste ou joyeuse. Elle interagissait avec les personnages comme s’ils étaient réels. Ma mère adorait cuisiner. Et bien qu’elle passât la majeure partie de son temps dans la cuisine à inventer de nouvelles recettes, elle trouvait toujours un moment pour son autre passion : la lecture.

Elle connaissait par cœur les titres de ses romans favoris, mais sa mémoire lui jouait des tours dès qu’il s’agissait des événements historiques que je lui racontais chaque année. Sauf pour trois dates. Quand je lui demandai pourquoi elle retenait celles-ci, elle me confia qu’elle admirait profondément les trois personnages associés à ces dates, bien qu’ils n’aient rien à voir avec la cuisine comme Tita, l’héroïne du roman Comme l’eau pour le chocolat de Laura Esquivel.

Les détails de ce roman me marquèrent à jamais, même sans l’avoir lu. Ma mère me racontait chaque jour la souffrance de Tita, privée de son amour, Pedro, par des traditions cruelles. Selon celles-ci, une fille ne pouvait se marier qu’après la mort de sa mère. Pedro avait donc épousé la sœur aînée de Tita pour rester proche d’elle.

Grâce à ce roman, je commençai à m’intéresser à la littérature, à scruter les noms des femmes qui avaient écrit les romans préférés de ma mère : Isabel Allende, Harriet Beecher Stowe, Jane Austen, Svetlana Alexievitch, Margaret Mitchell, Leila Aboulela, May Ziadé, Leïla Baalabaki, Samar Yazbek, Radwa Ashour, Nazik al-Mala’ika et Assia Djebar.

Et cette exploration élargit ma culture littéraire, même si je ne connaissais de ces romans que les titres exposés sur la bibliothèque qui occupait tout le mur sud de notre salon :
La Maison aux esprits, La Case de l’oncle Tom, Orgueil et Préjugés, La Guerre n’a pas un visage de femme, Autant en emporte le vent, La Traductrice, Ténèbres et Rayons, Je vis, Un Parfum de Cannelle, Grenada, Laver le déshonneur et Les Enfants du Nouveau Monde.

Quant à l’histoire, ma mère refusait de s’y intéresser davantage, malgré mes efforts et mes récits annuels. Les trois dates qu’elle retenait ne devaient rien à une mémoire exceptionnelle, mais à son admiration pour trois personnages nés le même jour qu’elle, le 19 mai. Elle avait même noté leurs noms dans son carnet de recettes, persuadée qu’elle aurait pu être un grand leader comme eux, si elle n’était pas née fille.

Trois événements, ma mère les récitait sans hésitation.

Le premier : en 1268, Az-Zâhir Baybars, quatrième sultan d’Égypte et de Syrie de la dynastie des Mamelouks bahrites, reconquit Antioche des mains des Croisés, après 170 ans d’occupation.

Le deuxième : en 1798, la campagne militaire française, menée par Napoléon Bonaparte, se dirigea vers les États ottomans d’Égypte et de Syrie pour défendre les intérêts français et empêcher l’Angleterre d’atteindre l’Inde. L’un des effets positifs de cette campagne fut que les Égyptiens découvrirent les systèmes d’enregistrement des naissances et des décès.

Le troisième : en 1881, naquit Mustafa Kemal Atatürk, chef du mouvement national turc, vainqueur de l’armée grecque en 1922 et fondateur de la République turque laïque et démocratique.

Ce même Atatürk venait du pays de naissance d’Elif Shafak, l’auteure de Les Quarante Règles de l’Amour, mon roman préféré. Ce livre prolongea mon séjour Ici, car je ne cessais de répéter jour et nuit la règle numéro 37 :
"Dieu est un horloger méticuleux. Son ordre est si précis que tout sur terre se produit en temps voulu. Pas une minute trop tôt, pas une minute trop tard. Pour chacun, il y a un temps pour aimer et un temps pour mourir."

Je croisai les bras devant ma poitrine, une jambe posée sur l’autre, et j’observai le nouveau venu. Sa démarche troublée, son regard maladroit, et derrière lui, une armée de chagrins.

Depuis ma place, je me demandais dans quel groupe il allait se fondre : celui des hommes et des femmes qui n’avaient jamais levé la tête depuis mon arrivée Ici ? Celui des vieillards qui se griffaient le visage, mêlant sang et larmes ? Ou celui des enfants dont les rires résonnaient, poursuivant une chèvre blanche qui traversait le pont, suivie d’un lapin tout aussi blanc ?

Lorsqu’il s’arrêta devant le premier groupe, je crus qu’il était aussi curieux que moi à mon arrivée, il y a trois ans. À l’époque, j’avais tenté d’interroger ces personnes pour savoir si elles avaient vu ma famille. En vain. J’appris plus tard qu’elles étaient condamnées à cette position pour avoir commis des torts par commérages et négligences, Là-bas.

Il finit par s’asseoir à l’extrémité du banc, sans me saluer. Je me contentai de le contempler, intriguée par son profil. Lorsqu’il tourna soudainement la tête vers moi, avant de regarder les enfants, j’hésitai à lui adresser la parole. Mais son trouble semblait être ailleurs, peut-être attiré par les éclats de rire des enfants traversant librement le pont.

Et moi, de nouveau, face à ma douleur et à mes lamentations, je contemplai ces enfants traverser et revenir, me remémorant cette parole du Christ : 

"Vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux si vous ne devenez comme des petits enfants."










À suivre…

 Paris, 1/10/2020


الاثنين، 19 أكتوبر 2020

الرحيل إلى المنبع

بقلم/ تسنيم طه 
 
فلتتوقف.
أو فلتمضي، 
افعل ما شئت؛
فلم أعد أخافك، 
 أو أخشاك.

مهما تتفنن في تعذيبي،
فلن آبه، 
 فقد ألفتُ أساليبك،
بعد تذوقي لجميع حيلك
 المريرة،،
القاسية.

ولكن،،،
 لماذا لم تُنهِ مهمتك 
وتقضي عليَّ بضربةٍ واحدةٍ 
تجعلك ترقص طربًا 
 وترفع رايات نصرك
علك تتحرر من بقايا صورتي
 الباهتة،،
الشاحبة؟ 

شحوبٌ وشرخٌ كبيرين
 سببهما تصديقي لأكاذيبك،،
 وألاعيبك.

لكنني بدأت أعي الآن.
فلماذا لا تبحث لك عن ضحية أخرى
تجر على جلدها أشواك ساديتك؟

أم أن لديك نيتة في الإجهاز عليّ
وازالتي من الوجود.؟

فلتمنحني الموت دفعة واحدة 
بضربةٍ واحدة
 قاضيةٍ
علك تسدي إليّ خدمة أخيرة! 

لكن أرجوك أن
توقف عن التلذذ برؤيتي أتجرع كؤوس الموت البطيء
 لكي تفخر برسم لوحاتك السوداوية
 بأبخرة الأوهام المتصاعدة من روحي الكَلمى.

فأنت تعلم أن عروقي 
وأوردتي
قد تبدلت وظائفها مذ أن أدخلتك في اعتبار حساباتي
وقراراتي  
وخططي المستقبلية
المعنوية منها والمادية.
بل وحتى الميتافيزيقية.

أم أن مشهد السائل الأحمر المتقطر من شراييني يبهجك؟

لقد استسلمت مجاري دمي للتغير
والتكيف من أجلك
طوعاً لا كرهًا.
بل توهمًا.

فأُخذتها
وأخذتني على غرة.
وغدرت بي.

وأنا الأحمق ما زلت أصدقك.
 واتبع حيلك.
 حيلة وراء أخرى
حتى وجدت نفسي تائهٌ
محتاسٌ
ومفقودٌ في دهاليزك اللولبية.

لقد أوهمتني
 فصدقت
 بأنه عبرك وحدك فقط
 وليس عبر طريق  سواك
يمكنني تحقيق ذاتي:
 الأهداف
والأماني.  

ووقعتُ فريسة سننك
 وقوانينك القاسية
 وسرت وراءك مغيبُ الوعي.
 كالأعمى.

"انها لا تعمى الأبصار، ولكن تعمى القلوب التي في الصدور"

أعميتني.
فتوهمتُ كغيري من السذج
أنك كالسيف إن لم أبترك بترتني 
وأنني في سباقٍ معك
لابد وأن أكسب الرهان
أن أحتل الصدارة
أن افوز بالمركز الأول.


وقداستجرت بك
واستعطفت رحمتك  
وظننتُ أنك أنت الرحيم العطوف.
وتوهمت أنك أنت المنقذ الذي لا مجير سواه.
 ولم أكن سوى مخدوعٍ
وكمن يستجير من الرمضاء بالنار.


 لكن أخيرًا فهمت
أنك أحد  أكاذيب عالمي.

والآن انتهى كل شيء.
فلتذهب!
أو فلتبقى!
الامر سيان ولم أعد أهتم
لقد توقفت عروقي عن النزيف لهاثًا وراءك.

لقد اُكتشِفتْ ألاعيبك
 ومؤامراتك
أيها الضعيف المخادع.

فقط إن لديك ذرة شجاعة أخبرني!
لماذا كنت تتعمد تمويه لحظات الفرح؟
لماذا كنت تبتر أطرافها
وتحيل أنوارها إلى ومضات سريعة 
خاطفة
لتمسخها
وتجعلها تبدو معاقة كبضاعةٍ مسروقة؟

إن كنت شجاعًا أخبرني
 عن سبب تعمدك إطالة لحظات الألم
لتجعلها تبدو كدهرٍ بائدٍ من العصور الوسطى
حتى ظننتُ أن الأحزان مستأصلة في روحي
وأنه ليس لي الحق في السعادة؟

 لماذا أوهمت روحي
بأنها ستظل تضيع في دهاليز التيه إلى الأبد
وان تنجح في فعل شيء
سوى استعادة لحظات الألم الدهرية؟

روحي المسكينة وقعت فريستك
وسلمت بأنها لا محالة ضائعة
وستضيع
وتضيع مادام مصيرها متعلقٌ بيدك.

"حنانيك يا روحي!"

هيا كفي 
ولتنهي مهمتك الآ وهنا!

فقط لا تحلم كثيراً بأن تحتفل على أنقاضي
فلم أعد آبه لما سيصدر منك 
لكثرة ما أريتني
من كل ما ترتعد له الفرائص.

صدقني 
فلن أعطيك نشوة الانتصار هذه المرة.
لأنني اليوم انسانٌ جديد.

نعم أيها الزمن
اليوم أنا انسانٌ جديدٌ
انسلخ من الشرنقة
تصالحت شرايينه مع الأوجاع
وتوقفت عن اللهاث وراءك.
وتصالحت روحه مع الخيبات
وقبلت راضيةً بالقدر.

أيها الزمان الهارب
هذا الصلح سيكون مطيتي لإصلاح ما أفسدت
على مر السنين.  

بِهِ سأرمم جميع النتوءات
إلى أن أرجع بسلامٍ إلى المنبع
سالكًا طريق النور
والأمان
طريق الحق والسلوى
طريق السلام  
واللا مباراة.

طريقٌ ممهدةٌ
الكل فيها يحصل على المركز الأول
أخرها ضياء وسكينة
لا سباقٌ فيها ولا قلق.
طريقٌ حيث جميع الإنجازات قد تحققت بالفعل
منذ قبل أن أعرفك
وقبل أن تنزل روحي في هذا الجسد
المحكوم بقوانينك
لدرجةٍ كادت تمسخ نورانيته بالكامل.

أيها الزمن
فلتقرر ما شئت
فقد أصبحتُ في مأمنٍ منك
وعن تأثير تربص دوائرك، 

بل واكتشفت 
بأنك لستَ سوى جندي
 ضعيفٌ  الحيلة.

ولم أعد بحاجة إليك
لكي أعود إلى المنبع،،

"وما يعلمُ جنودَ ربكَ إلا هُو"

***

باريس 19 يناير 2019
11:15

الأربعاء، 7 أكتوبر 2020

قِصَّة قَصِيرة: النُّومُ تَحْتَ شَجَرَةِ اللَّيْمون

بقلم/تسنيم طه

  

-        تعال يا حَمُودِي أوريك لي شْنُو البعوض ما قرصك أمبارح!

استوقفتني جدتي وأنا أهم بالخروج للشارع للعب كرة القدم، اثناء احدى اجازتنا في بيتها.

كان الذهابُ إلى شندي حدثًا ننتظره، أنا وأختي وأبناء عمتي، بفارغِ الصبر. 

رحلةُ استمتاعٍ كنا نعيشها ثلاثة مرات في العام: في العيدِ الصغيرِ (عيد الفطر)، حيث توديع شهر رمضان بالخبائز والكعك والملابس الجديدة، وفي العيدِ الكبير (عيدِ الأضحى)، حيث الإسراف في أكل الشية والمرارة و "أم فتفت" وأضلاع الخروف، وشُرب الشِّرْبُوتْ[1]، وحيث النوم تحت السماء والتلحف بسجادة النجوم.

أما المتعة الكبرى فكانت في الإجازة الصيفية، حيث نستفرد بجدتي بعيدًا عن كثرة الضيوف الذين يتوافدون في أيام الأعياد، لتمتعنا بحكاياتها وقصصها عن الأساطير والجن و"تيراب البِنِيَّة" و"البَّعاتي"، وحيث لا يوجد من يؤنبنا على التصبب عرقاً بعد لعب الغميضة والجري في أفنية البيت الواسع تحت الشمس الحارقة، أو بسبب السهر حتى الصباح في لعب الكوتشينة والليدو و"البلييه استيشن" و"الإكس بوكس"، أو بسبب الخروج يوميًا للعب كرة القدم حفاة الأقدام، مع أبناء الجيران في الشارع.

فغياب الآباء والأمهات، يعني غياب الأوامر والنواهي، ويعني الحرية المطلقة، ويعني اللعب دون خوفٍ من أشواك نبتة "الضِّرِيساء" التي لم تكن تؤلمنا أكثر من الم رؤية فزع أمهاتنا عند رؤيتهن لأقدامنا تنزف. 

لكن رغم ذلك الفرح وتلك الحرية، كنت أستشعر بعض الخوف وبعض القلق من أشياء قد تبدو تافهة، لكنها كانت تغض مضجعي، ألا وهي لسعات البعوض. ففي بيتنا بحي "المنشية" في العاصمة، ورغم انتشار البعوض في الخرطوم كما في شندي وخاصة في موسم الأمطار، لم نكن نعاني من هذه المشكلة، ليس فقط لأن جميع الغرف كانت تحتوي على أجهزة تكييف يغني عن الخروج للحوش والنوم تحت السماء هربًا من حرارة الداخل، ولكن أيضًا لأن فيلتنا مزودة بمولد كهربائي لا نشعر معه بقطوعات التيار الكهربائي المبرمجة طوال الأسبوع، كما يحدث مع أصحاب الطبقة الكادحة الذين يعيشون في سلسلة معاناة ويضيعون أوقاتهم في معامل التحاليل الطبية لإجراء فحص الملاريا، ويهدرون أموالهم القليلة في شراء أدوية "الكلوكوين" أو "الكينين"، للعلاج من الوباء المنقول الى دمائهم عبر خرطوم أنثى الأنوفليس.

لكن رغم قلقي من تلك اللسعات، كنت أعد الأيام لكي ينتهي العام الدراسي، تحرقًا لاستئناف حياة الحرية والسعادة بعيدًا عن العاصمة، في بيت جدتي، لأغرق في حنانها وتدليلها، واشبع نهمي بقصصها وقصص صديقاتها ضاربات الودع، وقارئا الفنجان، ولأعيش دهشة جديدة من كرمها الذي لم أر له مثيل.

فقد كان الضيوف لا ينقطعون عن بيتها، وكانت الخادمة تشكو من كثرة غسل المواعين وتنظيف المطبخ الذي لا تنطفئ ناره، لأن جدتي كانت تقسم أن تطعم أي شخص يزورها من طعامها، بل حتى وتعطيه أن يأخذ معه لبقية أفراد بيته. فكثيرًا ما تجد نساءٍ خارجات وفي ايديهن صحون مملوءة بلحومٍ ومرارة وشية وأم فتفت بالشطة الخضراء والدكوة، أو علب معبأة بالبسكويت والكعك والبتيفور، (في أيام الأعياد)، أو جردل لبن طازجٍ من لبن غنماتها الكثيرات في الأيام العادية إذا ما صادفن لحظة حلب البهائم قبل صلاة المغرب.

ورغم كرمها ذلك، لم يكن لديها مكيفات في جميع غرف بيتها الواسع، لأنها كانت تنفق كل ما يأتيها من مصاريف من أبنائها لإكرام الضيوف.

ومن بين الغرف الخمسة والبرندات الأربعة والصالون والمطبخ، كان هناك مكيفٌ مائي ماركة "الواحة" في صالون الرجال، وآخر تم تركيبه حديثًا في برندة المطبخ، الغرض من تخفيف شدة حرارة سقف "الزنكي" فوق رؤوس النساء أثناء تحضيرهن لوجبات الطعام التي تستمر طوال اليوم على مدار قرابة أسبوع في عيدي الفطر والأضحى، المناسبتين التي تجمع كامل الأسرة.

  ومع هذين المكيفين الهوائيين كانت هناك أوقات للاستراحة من لهيب الشمس أثناء النهار. أما في الليل فلم يكن هناك أمل لأمثالنا نحن الأطفال لإيجاد مكان نتكوم فيه وسط تلك الجموع الغازية لبيت الجدة التي أنجبت عشرة أبناء من بطنها تكاثروا كالأرانب لنصبح نحن أحفادها، عندما نلتقي في بيت العائلة الكبير، وكأننا تلاميذ في مدرسة.

لذلك لم يكن هناك سبيل للهرب من لسعات البعوض، ليس فقط بسبب صعوبة إيجاد مكان تحت مكيفات الهواء، ولكن أيضا لاحتمالية انقطاع التيار الكهربائي أثناء الليل، والتبلل بالعرق ثم الهرب من حرارة الداخل إلى التحاف سجادة النجوم، ومصادفة كلاب أحد الجيران يتجول في الفناء، ومن ثم تلقي صدمة ارتفاع الأدرينالين. لذلك كنا نفضل، منذ البداية النوم تحت السماء والتنسم بهواء الليل البارد، والاستسلام لسعات البعوض.

كنت صديقًا مقربًا لمعاذ ابن عمتي ياسمين، ليس فقط لأنه في عمري ويفصل عيد ميلادنا أسبوعين فقط، ولكن لأن اهتماماته تشبه اهتماماتي، ولا توجد بيننا ذكرى غيرة واحدة كتلك التي تنقض حياة أختينا، وحياتنا نحن ايضًا عندما تحتدم الشجارات في النهارات القائظة، أو الليالي حالكة الظلمة أثناء لعبة المطارحة الشعرية، عند انقطاع التيار الكهربائي، أو لعبتي الليدو أو الكوتشينة بعد عودته.

أثناء الاجازة الكبيرة، كنا نستيقظ كل صباح، ونهرع لنجتمع حول جدتي لتناول شاي الحليب بـ"جرجوش" اليانسون والبسكويت والكعك، ونتنافس لحصر أكبر عدد من لسعات البعوض على أجسادنا، قبل حضور جارات جدتي وست الودع، التي تلف حولها النساء كهالة، تملس تحت نظراتهن الرمال وتضرب "الوَدِعْ" ثم تتفرس في وجوههن لتقرأ لهن والطالع، فتسعدهن بكلامها أو تتعسهن، ولا تخرج، والنساء في زيلها، إلا عندما يؤذن شيخ عبد الرحمن لصلاة الظهر. 

وفي يومٍ من الأيام، حلَّ ضيوفٌ كثرٌ في بيت جدتي، رجال ونساء جاءوا من الخرطوم لحضور زواج أحد الأقارب في شندي.

وبعد ليلة ساهرةٍ أخرجنا، أنا ومعاذ، سرائرنا في حوش ديوان الرجال، بعد أن أإرغمنا على ترك أماكننا المعهودة، بجوار سرير جدتي في حوش الحريم بسبب كثرة النساء. ثم اضطررنا للتنازل عن أماكنا الثانية التي اعتدنا التوسط فيها جدي ووالدي وزوج عمتي، في أيام الأعياد، لأولاد الضيوف، لنتقبل على مضضٍ النوم متطرفين في الناحية الغربية، بجوار أشجار الحناء وأشجار الليمون، لنظل طوال الليل ساهرين، نصارع مخاوفنا. ونرتعد خوفًا من أن نستيقظ في الليل ونفاجأ بأنفسنا أمام تجوال أحد كلاب الجيران الضخمة في الفناء، فلا نجد من نستجير به.

فقد كان والدي ثقيل النوم، كزوج عمتي، أما عن جدي فقد كان يخلع جهاز السمع من على أذنيه قبل أن ينام ويضعهما تحت المخدة فيتحول نومه إلى موت.

لذلك، في فترة الأعياد، كنا نصر على النوم في وسطتهم للتمكن من هزهم في حالات الفزع الليلي، أو عند الحاجة للذهاب إلى المرحاض الذي نخاف أن نذهب إليه ليلًا بسبب قصص أختي وابنة عمتي وتأكديهما لنا أن بيت جدتي مسكون بالعفاريت والشياطين وأرواح الموتى، وبأننا قد نصادف أحد الأرواح الهائمة متنكرة في شكل شبحٍ متخفٍ في ظلام الليل، سيخرج لنا لا محالة من المخزن حيث تتكدس صواني الأكل، وجوالات البصل والفول المصري والفاصوليا وعلب والصلصة، وشوالات الفحم وحطب عُواسة الكِسْرة. 

كنا في التاسعة من العمر وما نزال نصدق المخاوف من الشياطين، ونخاف الكلاب الضالة والقطط ولا أحب شيئا من الحيوانات سوى أرانب الجيران التي تتكاثر بصورة مخيفة وتكاد تسقط جدران بيت جدتي من كثرة حفرها المستمر لإيواء صغارها. 

وكانت جدتي تنعتنا باللينين لأننا ولدنا وتربينا في العاصمة ولم نختبر صعوبة أجواء شندي كحال من أنجبونا: عانوا عواصف الرمال الهوجاء، وقطوعات الكهرباء اليومية، وتكبد مشاق السير يوميًا عدة اميال للوصول المدارس الثانوية( عبد الله الحسن، والشيخ مصطفى الأمين)، وسوق شندي، في زمنٍ لم تكن فيه الركشات والتكاسي "عربات الأتوس" متوفرة، بل عدد زهيد من عربات "البِرينْسَة"، موضوعة في خطوط المواصلات المعدودة لربط أحياء شندي ببعضها، لا يضيع الناس أوقاتهم في انتظارها ويتشعبطون بأول "كارو" أو حمار يتطوع صاحبه لنقلهم معه في طريقه.

في ذلك اليوم نمنا، ولم نصادف لا قططًا تموء وتتزاوج، ولا كلابًا تتنزه في الفناء، فكان غريبًا. لكن الأغرب أنه عندما اجتمعنا في الصباح بجوار جدتي نتناول شاي الحليب بجرجوش اليانسون، وتمادينا في مراهنة أخينا بكثرة عدد لسعات البعوض، خسرنا الرهان. فأصابنا الذهول، ولم نكتشف السبب الا بعد أن انتهينا من تناول الشاي بجرجوش اليانسون ونهضنا لكي نجلب الكرة من أجل الخروج للعب في الشارع مع أبناء الجيران.

هنا نادتني جدتي:

-        تعال يا حَمُودِي أوريك لي شْنُو البعوض ما قرصك أمبارح!

فاقتربت منها، فتحسست قميصي، وأخرجت منه صفقات من شجرة الليمون كانت تستريح بين طيات قميصي وبنطالي، فاحمر وجهي خجلًا عندما مازحتني أمام "سِتْ الوَدِعْ" إذا ما كنت قد فقدت الإحساس حتى لا أشعر بأوراق الليمون المختبئة قريبًا من جلدي، ثم أصغيتُ لها وهي تشرح لي وتجزم أن تلك الوريقات هي ما أنجاني من لسعات البعوض البارحة. 

ومن يومها أصبحت شجرة الليمون ملاذنا، نتسابق لحجز أماكننا للنوم تحتها، سباقًا لا ينقذنا منه ومن مؤامرات أختينا، إلا حلول ضيوفٍ رجالٍ إلى بيت جدتي.

***

تسنيم

باريس/ 28 سبتمبر 2020

11:49


[1]  الشربوت، مشروبٌ سوداني تقليدي، يُصنع من ثمار البلح، الذي يضاف له بهاراتٍ مثل الهيل (الحبهان) والحلبة والزنجبيل والقرف، ليترك الخليط مدة من الزمن لا تتعدى اليوم الواحد، ليخرج بعدها بمذاقٍ مميزٍ، بعد أن يكون قد طُبِخ على النار حتى نضج البلح تماماًويتم تناول هذا المشروب التقليدي، المتوارث منذ القدم (منذ فترة قدماء النوبة حول النيل منذ آلاف السنين) في عيد الأضحى، لكونه يساعد على الهضم والاسترخاء. 

الاثنين، 5 أكتوبر 2020

يوم زارت فيه أم كلثوم السودان وغنت من كلمات أبرز شعراء الخرطوم‎

 

بين مصر والسودان تاريخ واحد، وأمامهما مستقبل واعد، وحدة شعبي وادي النيل، لم تكن وليدة لحظة بل ضاربة بجذورها في عمق التاريخ، سياسياً وشعبياً، تلاحم في الأزمات، ففي أعقاب نكسة 1967، وقفت السودان إلى جوار مصر موقف الشقيق في لحظة الضيق،  كما كانت مصر دائماً سنداً للأشقاء في الخرطوم، هناك من المواقف والذكريات ما لا يعلمه الأجيال الشابه، وفي هذا التقرير نلق الضوء على زيارة سيدة الغناء العربي أم كلثوم للسودان عام 1968، عندما ارتدت الزي السوداني، وانتقت من شعر أحد أبرز شعراء السودان كلمات أغنية "أغداً ألقاك".

في فبراير 1968 حلت السيدة "أم كلثوم" ضيفة على أهل السودان لإقامة حفلات لها لدعم  «المجهود الحربى»، حظيت خلاله باستقبال أسطوري، بعد أن تلقت دعوة من وزير الإعلام السودانى عبدالماجد أبوحسبو.

السيدة أم "كلثوم" أحيت حفلين في السودان بمسرح  «أم درمان»، في ضوء جمعها لأموال لدعم المجهود الحربي في أعقاب نكسة "5 يونيو 1967"،  ارتدت خلالهما «الزى السودانى» تكريما لأهل السودان واعتزازا بمواقفهم، غنت "أم كلثوم" روائعها: «هذه ليلتى» «الأطلال» «فات المعاد»، زارت معالم الخرطوم، ومدرسة للبنات،  وفى طريق عودتها حملت دواوين لشعراء سود.

فور عودتها من السودان سلمت السيدة "أم كلثوم" الموسيقار محمد عبدالوهاب كل دواوين الشعر السوداني التي حملتها معها من الخرطوم ليتمكن من اختيار نص منها ويقوم بتأليف لحن مناسب له لتتغنى به.

وقد ظل عبد الوهاب شهوراً طويلة يُطالع الأشعار وأم كلثوم تلاحقه متسائلة هل وجد نصاً مناسباً للغناء أم لا ؟ 

وذات مساء.. حضر عبد الوهاب إلى فيلا أم كلثوم بالزمالك وكان متأبطاً آلة العود.. وخرجت السيدة لاستقباله عند بوابة المنزل.. فوجه لها سؤالاً مباغتاً قائلاً لها: أغداً ألقاك؟ وهنا فهمت أم كلثوم بإحساسها العالي أن عبد الوهاب قد وجد النص وقام بتجهيز اللحن أيضاً.. وإلا لما أحضر العود معه، فردت عليه بطريقة أكثر دبلوماسية : ولماذا ليس الآن؟

فجاء الاختيار من ديوان الراحل المقيم وشاعر السودان المتميز الأستاذ الهادي آدم حيث كان ( كوخ الأشواق ) من ضمن الكتب الشعرية التي رافقت أم كلثوم في رحلة العودة من الخرطوم… فأرسلت السيدة في طلب الأستاذ الهادي الذي سافر إليها بالقاهرة لإكمال الاتفاق في شكله القانوني والأدبي النهائي.. كما جرى تعديل طفيف في مفردات بعض الأبيات.. ثم لم تمر أسابيع معدودة حتى ظهرت أم كلثوم تُغرّد بتلك الرائعة في حفلها الشهري الذي اعتادت على إقامته بالمسرح القومي في القاهرة.. الذي كانت تنقله إذاعة القاهرة على الهواء مباشرة ليستمع له عشاق فنها في كل العالم..

وصدحت :

 أغداً ألقاك؟ يا خوف فؤادي من غدِ

 يا لشوقي واحتراقي... في انتظار الموعد ِ

**--**

نُشر بتاريخ، 22 يوليو 2018م، في مجلة روز اليوسف.

لقراءة المقال من مصدره:

https://www.rosaelyoussef.com/364497/%D9%8A%D9%88%D9%85-%D8%B2%D8%A7%D8%B1%D8%AA-%D9%81%D9%8A%D9%87-%D8%A3%D9%85-%D9%83%D9%84%D8%AB%D9%88%D9%85-%D8%A7%D9%84%D8%B3%D9%88%D8%AF%D8%A7%D9%86-%D9%88%D8%BA%D9%86%D8%AA-%D9%85%D9%86-%D9%83%D9%84%D9%85%D8%A7%D8%AA-%D8%A3%D8%A8%D8%B1%D8%B2-%D8%B4%D8%B9%D8%B1%D8%A7%D8%A1-%D8%A7%D9%84%D8%AE%D8%B1%D8%B7%D9%88%D9%85 

 

مَوْسِمُ العَوْدِة إلى الشَّمال

قِصَّة قَصِيرة: مَوْسِمُ العَوْدِة إلى الشَّمال