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الأربعاء، 15 يناير 2025

Nouvelle: Val de Fontenay

 Écrit par/ Tasnim TAHA  

 






 

-                Regarde comme il tousse ! ô mon Dieu, que c’est dégoûtant !

La rousse couvrit son long nez avec son écharpe blanche, en râlant à voix haute. Sa voisine blonde l’imita en couvrant son petit nez avec son écharpe bleue et lui répondit avec dégoût :

-                    Et regarde son nez qui coule, et ses yeux qui larmoient ! Mon Dieu, que c’est horrible !

Les deux jeunes femmes cessèrent de parler en remarquant les regards qui se tournaient vers elles et les cous qui s'étiraient pour mieux les observer. Comme chaque matin, le train était bondé, rempli de voyageurs venus des banlieues orientales près de « Disneyland », se rendant à leur travail à Paris.

La femme à l’écharpe bleue brisa le silence en maudissant ce matin désagréable. Elle s’interrogea ensuite sur l’âge auquel cet enfant avait commencé à mendier pour devenir si habile, malgré son jeune âge. La rousse s’étonna qu’en France, des enfants ne fréquentent pas l’école à cause de parents qui les poussent à mendier, sacrifiant ainsi leur innocence. La blonde se demanda alors si ce phénomène se limitait aux Roms et aux Gitans, ou s’il concernait aussi d’autres migrants négligeant l’éducation et l’hygiène de leurs enfants malgré les aides sociales.

Elles s’interrompirent en remarquant le regard agacé d’une étudiante soudanaise assise en face, contrariée par leurs voix fortes qui troublaient sa lecture. Mais elles reprirent leurs discussions bruyantes sans se soucier de son irritation. Leur complicité donnait l’impression qu’elles étaient des amies proches partageant leurs plaintes quotidiennes, plutôt que de simples passagères d’un train de banlieue. Lorsque l’enfant mendiant s’approcha, dégageant une odeur désagréable, l’étudiante soudanaise leva son livre, « Saison de la migration vers le nord » de Tayeb Salih, pour dissimuler son visage contrarié.

La rousse fouilla dans son sac en cuir marron et sortit un mouchoir, feignant un éternuement pour dissimuler son dégoût. La blonde l’imita, puis prit son portefeuille et, avec des doigts tremblants, donna quelques pièces à l’enfant qui la fixait sans aucune innocence dans le regard. Sans un mot de remerciement, l’enfant s’éloigna pour continuer sa quête dans le wagon bondé, où les passagers s’entassaient comme des sardines dans une boîte de conserve.

N'ayant trouvé personne d’autre pour lui donner de l’argent, l’enfant revint vers la rousse, espérant obtenir quelque chose comme avec sa voisine. La jeune femme le regarda avec dégoût avant de tourner les yeux vers la fenêtre, espérant qu’il partirait. Elle ne faisait pas partie de ceux qui donnent facilement, croyant plutôt à la nécessité de chaque « centime » dans un monde capitaliste où les taxes abondent, rendant chaque dépense précieuse et justifiée.

L’enfant ne lâcha pas prise. Il resta planté là, se grattant la tête puis fouillant son nez avec son petit doigt et joua avec sa morve jaune verdâtre. Quand l’indifférence de la blonde dura trop longtemps, il osa tendre sa main jusqu’à frôler son visage. Elle recula instinctivement, dégoûtée et craignant les poux de ses cheveux ébouriffés, et les microbes sa toux sèche.  En retenant son souffle, elle fouilla nerveusement dans son sac, en sortit une pièce qu’elle lui tendit avec une extrême précaution, luttant ensuite contre la nausée et le regret de son geste impulsif.

L’enfant partit chercher des pièces dans la voiture voisine, puis revint rapidement devant la jeune soudanaise, espérant provoquer chez elle le même dégoût. Pourtant, la belle brune resta impassible, feignant d’être absorbée par son roman Saison de la migration vers le nord. Agacée par l’obstination de l’enfant, la rousse lui lança un regard noir, lui reprochant de ne pas s’être débarrassée de lui plus vite. Son dégoût grandissait face à l’indifférence de la jeune Soudanaise, luttant contre la nausée pour ne pas vomir devant tout le wagon.

 Elle continua à lutter contre elle-même, comptant silencieusement jusqu’à cent jusqu’à ce que le train atteigne la station suivante. Dès que le train s’immobilisa et que les portes s’ouvrirent, laissant entrer un flot continu de passagers, elle se leva brusquement, se frayant un chemin parmi la foule, avant de s’élancer hors du wagon. À peine ses pieds touchèrent-ils le sol du quai qu’elle expira profondément, relâchant une tension immense avant de vomir avec violence.

Ces quelques secondes lui semblèrent interminables alors qu’elle était pliée en deux, vidant son estomac avec un mélange de dégoût et de frustration. Lorsqu’un léger soulagement se fit enfin sentir, elle redressa la tête, jetant un regard autour d’elle, gênée, imaginant que quelqu’un l’avait vue et la maudissait en silence. Elle fut soulagée de voir qu’aucune attention ne se portait sur elle.

Dans cette foule matinale, chacun semble absorbé par ses propres préoccupations : l’un écoute de la musique, s’isolant ainsi du monde extérieur, un autre regarde une vidéo sur YouTube, et un troisième est plongé dans un livre ou un journal.

Étant donné que le nez est l’un des rares sens pour lequel aucune distraction n’existe, les mauvaises odeurs restent une source de dérangement inévitable pour les Parisiens, jusqu’au jour où une pandémie de coronavirus les contraindra à porter des masques dans les transports en commun. Ils s’amuseront alors à choisir des modèles en coton aux couleurs vives et à les parfumer de leurs senteurs préférées, rendant ainsi vaines toutes les tentatives des mendiants de susciter dégoût et répulsion pour glaner quelques pièces. Elle s’essuya la bouche d’un geste rapide avec un mouchoir en papier, continuant à maudire ce matin répugnant et les mendiants, tout en observant le train s’éloigner. Son cœur se serra en voyant l’horloge de la station, réalisant qu’elle n’avait pas seulement perdu un euro, mais aussi probablement cinq ou dix autres, qui seraient déduits de son salaire par son patron implacable, toujours vigilant face aux moindres retards.

En pensant à son supérieur qui comptait les minutes de retard, elle perdit toute illusion d'arriver à temps à son travail, à la station Charles de Gaulle - Étoile, avant neuf heures. La nausée l'envahit à nouveau. Pour se ressaisir, elle fit quelques exercices de respiration et se rappela que sur cette ligne RER A, la plus fréquentée d’Europe, l’attente entre les trains ne dépassait généralement pas trois minutes aux heures de pointe. Cependant, son soulagement fut de courte durée lorsqu’une voix douce et féminine résonna dans les haut-parleurs, annonçant l'interruption totale du trafic en raison d'une personne descendue sur les voies à la station Torcy.

Elle laissa échapper un cri en lisant les écrans d’information, son pessimisme grandissant lorsqu’elle surprit la conversation de deux personnes à côté d’elle. L’un pensait qu’il s’agissait probablement d’une tentative de suicide d’un ivrogne, d’un sans-abri ou d’un désespéré, comme il y en avait tant en région parisienne, tandis que l’autre prédisait une attente de plus d’une heure si ses soupçons se confirmaient.

Elle lâcha un « Merde ! » lourd de frustration, traînant les pieds jusqu’à un banc libre où elle s’effondra, répétant inlassablement « Merde... ». Elle ne comprit véritablement que la malchance l’avait frappée que lorsqu’elle aperçut, à cinq mètres sur sa gauche, ce regard de prédateur posé sur elle. Ses yeux perçants, tels ceux d’un rapace en quête de sa proie, se fixaient sur elle, tandis qu’il se grattait les cheveux encore plus en bataille, sa langue léchant une morve jaunâtre.  

Un frisson glacé parcourut son dos, et elle se sentit soudainement paralysée, impuissante. Un tourbillon de questions tourbillonnait dans sa tête, cherchant une issue, jusqu'à ce qu'un éclair de lucidité la frappe : il était inutile de lutter contre le destin, s’il avait décidé qu’elle croiserait encore ce garçon répugnant.

Résignée, elle fixa le panneau de la station, énonçant lentement le nom de la gare étonnée :

-                Val de Fontenay, quelle station !

En prenant conscience de ce qui l’attendait avec ce garçon, elle avala péniblement sa salive. Et elle se résigna.

 

الأحد، 1 نوفمبر 2020

Au-delà du pont (1)

 écrit par/ Tasnim TAHA



De sa démarche hésitante, je compris qu’il était nouveau, n’étant arrivé que depuis moins d’un mois. Et à la façon dont il tournait la tête, je sentis qu’il était bouleversé, tout comme je l’avais été en arrivant ici, ce sinistre jeudi du mois de mai 2016.

Jamais je n’aurais imaginé qualifier ce jour de sinistre. Non seulement il représentait une source de joie pour moi, mais aussi pour tous les membres de notre petite famille, car c’était la date d’anniversaire de ma mère.

J’attendais avec impatience ce jour pour pratiquer mon rituel annuel favori avec elle. Chaque année, je m’asseyais à ses côtés dans notre spacieuse cuisine pour lui lire les événements historiques qui s’étaient produits le jour de sa naissance, tandis qu’elle s’activait, telle une abeille infatigable, autour de moi : jetant un œil au four, malaxant la farine, les noix, la levure, le cacao et les autres ingrédients du gâteau. Celui-ci serait bientôt décoré de bougies, avant que mon père, mon petit frère et moi ne les soufflions tous ensemble en chantant Joyeux anniversaire.

Ma mère adorait écouter mes récits, pas seulement le jour de son anniversaire, mais aussi les autres jours de l’année, lorsque je lui racontais ma journée à l’école avec mes copines ou mes découvertes sur un héros de la mythologie.

De son côté, elle partageait souvent les détails de ses journées avec ses voisines, qui l’accompagnaient deux fois par semaine au marché de Barbès, dans le 18ᵉ arrondissement. Mais la plupart du temps, elle se contentait de me raconter les histoires des héroïnes de ses romans préférés.

Je pouvais deviner son humeur au ton de sa voix, selon qu’elle avait lu une scène triste ou joyeuse. Elle interagissait avec les personnages comme s’ils étaient réels. Ma mère adorait cuisiner. Et bien qu’elle passât la majeure partie de son temps dans la cuisine à inventer de nouvelles recettes, elle trouvait toujours un moment pour son autre passion : la lecture.

Elle connaissait par cœur les titres de ses romans favoris, mais sa mémoire lui jouait des tours dès qu’il s’agissait des événements historiques que je lui racontais chaque année. Sauf pour trois dates. Quand je lui demandai pourquoi elle retenait celles-ci, elle me confia qu’elle admirait profondément les trois personnages associés à ces dates, bien qu’ils n’aient rien à voir avec la cuisine comme Tita, l’héroïne du roman Comme l’eau pour le chocolat de Laura Esquivel.

Les détails de ce roman me marquèrent à jamais, même sans l’avoir lu. Ma mère me racontait chaque jour la souffrance de Tita, privée de son amour, Pedro, par des traditions cruelles. Selon celles-ci, une fille ne pouvait se marier qu’après la mort de sa mère. Pedro avait donc épousé la sœur aînée de Tita pour rester proche d’elle.

Grâce à ce roman, je commençai à m’intéresser à la littérature, à scruter les noms des femmes qui avaient écrit les romans préférés de ma mère : Isabel Allende, Harriet Beecher Stowe, Jane Austen, Svetlana Alexievitch, Margaret Mitchell, Leila Aboulela, May Ziadé, Leïla Baalabaki, Samar Yazbek, Radwa Ashour, Nazik al-Mala’ika et Assia Djebar.

Et cette exploration élargit ma culture littéraire, même si je ne connaissais de ces romans que les titres exposés sur la bibliothèque qui occupait tout le mur sud de notre salon :
La Maison aux esprits, La Case de l’oncle Tom, Orgueil et Préjugés, La Guerre n’a pas un visage de femme, Autant en emporte le vent, La Traductrice, Ténèbres et Rayons, Je vis, Un Parfum de Cannelle, Grenada, Laver le déshonneur et Les Enfants du Nouveau Monde.

Quant à l’histoire, ma mère refusait de s’y intéresser davantage, malgré mes efforts et mes récits annuels. Les trois dates qu’elle retenait ne devaient rien à une mémoire exceptionnelle, mais à son admiration pour trois personnages nés le même jour qu’elle, le 19 mai. Elle avait même noté leurs noms dans son carnet de recettes, persuadée qu’elle aurait pu être un grand leader comme eux, si elle n’était pas née fille.

Trois événements, ma mère les récitait sans hésitation.

Le premier : en 1268, Az-Zâhir Baybars, quatrième sultan d’Égypte et de Syrie de la dynastie des Mamelouks bahrites, reconquit Antioche des mains des Croisés, après 170 ans d’occupation.

Le deuxième : en 1798, la campagne militaire française, menée par Napoléon Bonaparte, se dirigea vers les États ottomans d’Égypte et de Syrie pour défendre les intérêts français et empêcher l’Angleterre d’atteindre l’Inde. L’un des effets positifs de cette campagne fut que les Égyptiens découvrirent les systèmes d’enregistrement des naissances et des décès.

Le troisième : en 1881, naquit Mustafa Kemal Atatürk, chef du mouvement national turc, vainqueur de l’armée grecque en 1922 et fondateur de la République turque laïque et démocratique.

Ce même Atatürk venait du pays de naissance d’Elif Shafak, l’auteure de Les Quarante Règles de l’Amour, mon roman préféré. Ce livre prolongea mon séjour Ici, car je ne cessais de répéter jour et nuit la règle numéro 37 :
"Dieu est un horloger méticuleux. Son ordre est si précis que tout sur terre se produit en temps voulu. Pas une minute trop tôt, pas une minute trop tard. Pour chacun, il y a un temps pour aimer et un temps pour mourir."

Je croisai les bras devant ma poitrine, une jambe posée sur l’autre, et j’observai le nouveau venu. Sa démarche troublée, son regard maladroit, et derrière lui, une armée de chagrins.

Depuis ma place, je me demandais dans quel groupe il allait se fondre : celui des hommes et des femmes qui n’avaient jamais levé la tête depuis mon arrivée Ici ? Celui des vieillards qui se griffaient le visage, mêlant sang et larmes ? Ou celui des enfants dont les rires résonnaient, poursuivant une chèvre blanche qui traversait le pont, suivie d’un lapin tout aussi blanc ?

Lorsqu’il s’arrêta devant le premier groupe, je crus qu’il était aussi curieux que moi à mon arrivée, il y a trois ans. À l’époque, j’avais tenté d’interroger ces personnes pour savoir si elles avaient vu ma famille. En vain. J’appris plus tard qu’elles étaient condamnées à cette position pour avoir commis des torts par commérages et négligences, Là-bas.

Il finit par s’asseoir à l’extrémité du banc, sans me saluer. Je me contentai de le contempler, intriguée par son profil. Lorsqu’il tourna soudainement la tête vers moi, avant de regarder les enfants, j’hésitai à lui adresser la parole. Mais son trouble semblait être ailleurs, peut-être attiré par les éclats de rire des enfants traversant librement le pont.

Et moi, de nouveau, face à ma douleur et à mes lamentations, je contemplai ces enfants traverser et revenir, me remémorant cette parole du Christ : 

"Vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux si vous ne devenez comme des petits enfants."










À suivre…

 Paris, 1/10/2020


الأحد، 22 سبتمبر 2019

Rite de passage

écrit par/ Tasnim TAHA


 Je l’écoutais attentivement, suspendue à ses lèvres, tandis qu’il m’expliquait les différents rites qui accompagnent les cérémonies de mariage.

Je m’imaginais déjà dans ma tenue traditionnelle rouge, semblable à celle de sa sœur sur les photos, prête à accomplir le dernier rituel du « Aljertiq ».

J’avais hâte de vivre cette atmosphère coutumière, et surtout de sentir sur ma peau les souffles de lait de mon mari, censés garantir la longévité de notre union.

Mon fiancé fit défiler les photos avant de s’arrêter sur une dernière image où il apparaissait torse nu. Derrière lui, un jeune homme tenait un fouet de cuir dans sa main droite.

« C’est mon cousin, » m’expliqua-t-il. « Son mariage a eu lieu il y a trois ans, dans le village de Kaboshiya, non loin de Shandi. »

J’avalai ma salive.

Il rangea son téléphone dans sa poche, puis commença à me parler fièrement d’une coutume appelée « Betan », pratiquée, selon lui, par la majorité des tribus de sa région.

Il m’expliqua que, lors de cette cérémonie, les jeunes hommes se portent volontaires pour être fouettés publiquement, afin de prouver leur courage. Le fouet, souvent en cuir, s’abat sur leur dos nu — mais, disait-il, la douleur s’efface sous les chants des jeunes filles et les applaudissements des femmes.

Un nœud me serra l’estomac. Je ne dis rien.

Soudain, il se tut, déboutonna sa chemise, puis se pencha en avant, la tête reposant sur le volant. Sur ses épaules et le haut de son dos, je découvris des cicatrices profondes.

Je ne pus me contenir :

— C’est quoi, cette sauvagerie ? criai-je, la main sur le ventre pour calmer la tension qui m’envahissait.

Il redressa le dos et reboutonna lentement sa chemise. Sa voix, teintée de fierté, résonna :

— Je ne vois aucune sauvagerie. Ce sont nos coutumes, et nous en sommes fiers. Le goût de la victoire fait oublier la douleur, tu sais. On en vient même à ignorer le sang qui coule.

Je le regardai, les yeux écarquillés.

Il poursuivit, souriant :

— Ne t’en fais pas, cette coutume ne concerne que les hommes. Ce sont eux qui doivent prouver leur bravoure pour attirer les plus jolies filles, celles qui accepteront d’épouser des hommes courageux.

Je tournai la tête vers la fenêtre, fuyant l’image de son dos marqué. Mon regard se posa sur une femme dans la rue, occupée à gronder son enfant. Quand je revins à lui, il m’observait en souriant. Une angoisse sourde m’envahit : et si l’homme que j’allais épouser saignait la nuit de nos noces ?

Comme s’il avait lu dans mes pensées, il se hâta de me rassurer :

— Ne t’inquiète pas, ma chérie… le mari ne se fait pas fouetter.

 

J’avalai ma salive.

— …Mais, ajouta-t-il avec un sourire malicieux, c’est moi qui fouetterai mes amis et mes cousins pour qu’ils paient leurs dettes.

Je pris une longue inspiration et tentai de lui répondre par un sourire.

Je me demandais quelles autres surprises m’attendaient encore dans le pays de mon futur mari.

Comme s’il avait deviné mes pensées une seconde fois, il posa sa main sur mon genou et dit d’une voix douce :

— Rassure-toi, tu ne découvriras que de belles choses dans ma famille. Ils sont très gentils, et ils ne considèrent pas les Égyptiens comme des étrangers. Tu sais, le Soudan et l’Égypte étaient un seul pays autrefois. Je voulais seulement te raconter ce rite pour t’éviter le choc… comme celui qu’a eu ma mère.

Je soufflai lentement.

— …Je ne voudrais pas que tu restes enfermée une semaine dans ta chambre, refusant de me parler, comme l’a fait la compatriote de ta mère avec mon père, ajouta-t-il en souriant.

Je hochai la tête, les lèvres étirées en un sourire reconnaissant, les yeux plongés dans les siens — entre gratitude et amour.




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Tasnim Taha
Paris,  04/12/2018

السبت، 20 أبريل 2019

La roue de secours

écrit par/ Tasnim TAHA



Le programme était prévu ainsi :
- Sortir de notre maison, située à la rue Sorin à Montreuil vers 11 :45
- Atteindre le boulevard périphérique, Porte de Bagnolet vers 11 :55
- Continuer sur le périphérique jusqu’à Porte de Pantin puis prendre avenue Jean Jaurès ensuite rue la Fayette avant d’arriver à la gare du Nord à 12 :20
Ainsi Sara allait profiter de 25 minutes de discussion avec sa sœur avant que, l’Eurostar, le train de cette dernière, ne parte pour Londres. Mais hélas, parfois on prévoit quelque chose et le destin nous jette sur un autre chemin. 
Si j’avais su que les voitures seraient interdites à Paris ce dimanche-là, j’aurais proposé à Sara de descendre à pied jusqu’à Croix de Chavaux pour prendre le métro. Comme ça, au moins, j’aurai gagné du temps et profité d’une douche chaude avant d’aller réaliser ma visite guidée avec la RATP, proposée pendant le weekend des journées du patrimoine. 
Sare continue de ronger ses ongles, je continue mes exercices de respiration. Je la regarde avec le bout de mon œil et je retiens mon souffle par crainte de me faire contaminer par son stress. Et malgré ma décision de rester zen, je glisse dans les sentiments négatifs et je me mets à maudire ma chance et le hasard qui a poussé la sœur de ma copine à quitter Bordeaux et descendre sur Paris ce dimanche-là. 
Je scrute la file de voitures devant moi en priant de ne pas sursauter encore une fois. Mais ma prière n’a pas été exaucée. Car j’ai dû le faire au moment où Sara a hurlé :
- accélère, dépêche-toi, double ce con qui ne veut pas avancer. 
Je commence à compter jusqu’à dix afin de garder mon sang froid : je veux éviter de lui rappeler qu’à cause du non-respect des règles elle avait raté son examen du code de la route.
 Je retiens ainsi mon envie de lui faire une autre leçon de morale par crainte de la contrarier encore comme je l’ai fait hier soir après avoir critiqué sa manière de cuire le saumon à la poêle. Je respire profondément en me rappelant d’être vigilant pour éviter être exclu de son royaume d’amour ce soir aussi. C’est le point noir de ma déesse d’amour qui m’intrigue : à chaque fois qu’elle est contrariée elle boude et prolonge son silence en refusant catégoriquement que je la touche pour la consoler, comme si elle avait honte que je vois sa faiblesse. 
Je continue à compter dans ma tête pour résister à mon envie de parler. Car je savais que quoi que je dise Sara allait le prendre mal. J’avalai donc ma phrase : calme toi ma chérie, ce n’est pas la fin de monde si tu ne vois pas ta sœur aujourd’hui ! Tu la verras l’année prochaine quand elle aura fini sa mission en Angleterre. A ce moment son téléphone sonne. Avec un geste maladroit, elle décroche pour répondre : 
- Oui Géraldine, on est coincé dans les bouchons, on n’arrive pas à quitter le périphérique pour que je prenne le métro Tu es arrivée à la gare du Nord ?
Je serre mes dents quand Sara donne un coup de poing dans la boîte à gants avant de se tourner vers moi pour m’expliquer que sa sœur a quitté la gare Montparnasse où le train en provenance de Bordeaux l’avait déposée, il y a 10 minutes.
Quel gâchis ! me dis-je avec amertume en réalisant qu’on risquait de perdre encore un quart d’heure sans bouger d’une pouce. 
Je commence à calculer mentalement le temps pour arriver jusqu’à la Porte des Lilas afin de garer la voiture n’importe où et prendre le métro pour que ma copine retrouve sa sœur à la gare du nord. En temps normal il faut cinq minutes entre la Porte de Bagnolet et la Porte des Lilas. Mais avec ces bouchons on a gaspillé 13 minutes avant d’arriver à la porte pour découvrir qu’elle était fermée. Sara reprend ses râlements tandis que je désespère de vivre la découverte des coulisses de la ligne 14 avec la visite, qui commencera sans doute sans moi à 14 heures.
- Vas-y ! accélère ! c’est débouché ! , cria Sara avec enthousiasme. 
J’appuie sur l’accélérateur, et retrouve le moral. Je commence à imaginer la visite guidée qui explique le fonctionnement de la 1ère ligne de métro 100% automatique et ses prolongements en cours. Mais avant que l’air ne sèche les gouttes de sueur sur mon front, j’entends un son bizarre dans ma voiture. Je serre à droite et atteins la bande d’arrêt d’urgence. 

Quand je descends pour vérifier, je ressens une douleur dans ma poitrine. La douleur se prolonge avec les sentiments de regret quand je me rends compte que j’ai oublié de gonfler la roue de secours. J’essuie avec ma main droite mon front et j’observe les voitures qui ont commencé à rouler normalement avec l’allure du périphérique. Aucune ne va s’arrêter pour me dépanner après le temps qu’on a perdu entre Porte de Bagnolet et Porte de Pantin, me dis-je en avançant vers Sara pour lui annoncer la nouvelle. 
Je la dévisage avec méfiance. Ses yeux noisette m’expliquent tout : j’aurai non seulement droit à sa colère le reste de ce dimanche-là, mais aussi à une privation prolongée de son amour, qui pourrait durer deux ou trois semaines, avant qu’elle ne me pardonne.

*****
Tasnim 
Paris, septembre 2018

الأربعاء، 19 ديسمبر 2018

Au delà des rêves

écrit par/ Tasnim TAHA




Quand un cœur se balance entre la souffrance et le bonheur, il creuse pour comprendre le mystère cette dualité.

Mais il n'arrive pas à identifier la source de cette belle vibration.

IL s'incline, désormais, devant la vérité en se rendant compte qu'il est devenu accro à ce sentiment de dualité qui lui permet désormais à toucher la lune. 

 A caresser les étoiles. 

Ainsi, il n’a qu'à s’envoler loin.

Très loin.

Afin de savourer chaque instant avec cette triste joie. 

 Devant ce battement merveilleux, il n’a qu'à s’ambitionner.

Qu'à atteindre un monde plus beau dans lequel il peut scintiller tel un diamant dans le ciel.


Il n'a qu'à se sentir léger sans poids.

Serein sans charge.

Neutre sans cadre ni jugement.

Sobre sans aucun plan ni rien.

 Devant cette belle fatalité, il n'a qu'à renoncer à tout pour laisser l'univers prendre la décision.

Il va juste observer la rivière qui coule avec son rythme mélodieux sans se donner le droit d’intervenir dans cette harmonie. 

Et parmi les espérances dues à ces belles émotions, il se rappellera de ne rien calculer.

Rien attendre.

Ne désespérer de rien. 

Il veillera de rester fidèle à son sermon : d'être soi-même tout le temps.

Dans le calme ainsi que dans la déception pour écouter ses gémissements, ses auto-guérisons.

Et pour méditer ses doux volcans internes.

Dans le salut, ce cœur sera toujours diffuseur de soulagement et de sérénité, même quand on lui jette par les plus opulentes et immondes pierres. 

Il se contentera d'être satisfait de tout ce qui lui arrive.

Il acceptera toutes les leçons, surtout celles les plus dures.


Il apprendra dans la peine et dans la joie.

Il chantant l'ode de l'amour et de la paix.

Il se rappellera que tout est pour le bien.

Et rien ne viens par hasard.

 

Est-ce qu'un tel rêveur cœur aurait-il à s’angoisser ou à craindre quoi que ce soit ?

**-**


Paris
19/12/2018

الأربعاء، 14 نوفمبر 2018

Rose

écrit par/ Tasnim TAHA



Il était une fois une rose, belle et pleine de vitalité, semblable aux vraies roses et non aux artificielles. Unique dans sa tendresse et son envoûtement, elle vivait solitaire dans un désert, un lieu isolé que peu de gens traversaient. Pourtant, elle appréciait son isolement et trouvait son bonheur dans la solitude, loin du tumulte du monde et des conflits humains.

Un jour, un passant, attiré par une force magnétique inexplicable, s’arrêta devant cette rose. Les yeux fermés, il se mit à respirer son parfum envoûtant avec une intensité presque fébrile. En un instant, il se sentit transporté dans une autre dimension, un endroit hors du temps. Mais, au moment où il se préparait à partir, une étrange nostalgie l’envahit, accompagnée d’un frisson qui parcourut toute sa colonne vertébrale.

Après avoir avancé de quelques pas sur son chemin, il se retourna inconsciemment, comme hypnotisé. Il se mit alors à contempler la belle créature. Cependant, la lumière éclatante émanant de la rose était si intense qu’il ne put la soutenir et baissa timidement les yeux.

Dans le silence qui suivit, il crut entendre l’écho de la rose résonner en lui. Une voix intérieure semblait lui murmurer : Elle est ta rose, cueille-la !

De son côté, la rose était ravie de lire l’admiration dans les yeux du passant. Curieusement, elle sentit en elle naître une tendre affection pour lui.

Je vais lui permettre de me cueillir et je ne sortirai pas mes épines pour le repousser, comme je l’ai fait avec tant d’autres, se dit-elle. Il est différent, celui-là. Et puisque je suis une rose, et que ma destinée est d’être cueillie, je m’offre à lui. C’est lui qui a fait vibrer mon cœur après ce long parcours sentimental, aride, d’une vie dans le désert.

**-**

Paris, 13/11/2018

السبت، 2 ديسمبر 2017

Âmes sœurs

 écrit par/Tasnim TAHA



Sans rendez-vous, elles se sont rencontrées et dans une réalité hasardeuse.

Sans langage, elles se sont confessé la pénibilité de leur errance et leur recherche réciproque.

Sans étreintes, elles se sont entrelacées pour renifler cette agréable odeur d’une retrouvaille soudaine.

Sans voix, elles se sont crié avec joie: on se connait...on s’est déjà vu !

Comme deux papillons rêveurs, elles se sont pris par la main en s’envolant plus loin sur les fleurs de printemps pour apporter ce merveilleux parfum. Et sans craindre de tomber ou de se brûler, elles se sont jetées dans la flamme de la beauté de leurs touchantes retrouvailles.

Sans réfléchir et contre leur gré, elles ont suivi cette attirance d'un regard magnétique qui les a amené vers le font de l’océan pour leur raconter des belles choses non dites. Et elles n’avaient que croire à cette belle destinée qui leur a confié discrètement que les yeux ne peuvent pas mentir puisqu’ils sont le miroir des secrets.
Mais hélas !

Un gardien farouche se met devant elles en criant : Arrêtez-vous ! Ce ne se fait pas que vous vous tenez compagnie de cette façon. Vous n’avez pas le droit de suivre ce chemin et il faut respecter les codes !

La voix du conservateur était haute, la menace faisait peur: le bourreau est sans pitié.

Elles freinent. S’arrêtent. Se regardent. Hésitent. Espèrent. Reculent. Lui donnent la raison et décident. Elles se séparent. Elles saignent. La distance les dévore. Elles s’interpellent. Les voix meurent dans leurs gorges. Elles Se manquent. Se communiquent par télépathie.

Elles Souffrent.

C’est dur.

Coriace.

Frustrant.

Mais la loi est la loi.

N’acceptant pas ces délires ni ne comprenant pas à cette langue sans dictionnaire logique, le cerveau n’a qu’une seule religion à qui il croit : la programmation. Et toute action ne répondant pas à sa fameuse question « pourquoi » est caduque et toute voix chuchoté est à se faire étrangler.

Cependant....
Les belles âmes ne perdent jamais la résonance de leur voix et noble sera leur lutte pour tenir cette sacrée existence.
Dans la douleur, elles persévéreront pour ne pas laisser leur unique chance se faner par les profanes. Et telle qu’une fumée n’ayant qu’une seule fatalité que d'être vue, elles finiront par triompher.
Heureuses sont les âmes qui peuvent être soi-même en écoutant leur voix intérieure. Ce sont elles qui vont renaître dans la paix et sans crainte, elles ils vaincront tout obstacle venant d’une programmation antérieure.

Ce sont, elles, les seules qui ne regretteront aucune fuite de temps, aucune omission ni aucune inattention.

 

**-**

Paris/ 2 décembre 2015

08:53

الاثنين، 2 أكتوبر 2017

Retrouvailles

 écrit par/Tasnim TAHA

Première idée : je vais nommer notre fille "Alma", beau prénom qui veut dire en espagnol "âme", (je sais que tu vas accepter, puisque tu connais mon amour de la langue espagnol, et ma conviction que l’âme, c’est le moteur qui dirige notre corps et nos vie).

Deuxième idée : Nous allons (moi et toi) acheter une maison de vacances en Egypte près des pyramides après les intérêts que nous avons gagnés de notre compte PEL, (j’espère que tu ne refuses pas pour me mettre des bâtons sur les roues comme d’habitude).

Troisième idée : il faut que tu dises à ta mère de ne pas se mêler de nos affaires, je sais que tu vas me dire que je devrais m’adapter parce que c’est du classique que les belles-mères soient jalouses de leurs belles-filles, (ah je suis dégoûtée).


Troisième idée : mon chef de travail, il me casse les pieds (il n’est jamais content ce sale buveur de Vodka).....( ouf, je suis fatiguée).
Quatrième idée : ma mère veut que je lui passe de l’argent je ne sais pas pourquoi....( mais c’est pas grave, c’est ma mère).....
Cinquième idée : je vais me concentrer sur ma respiration et je vais chasser toutes ces idées pour profiter de mon yoga.....(je me sens motivée).
Deux secondes de pauses......
1,............
2,............
Reprises des idées :
Première idée : respirer de manière correcte est bon pour la santé et le moral et ça apporte des résultats positifs sur tous les niveaux (physique, mental, émotionnel et spirituel)......surtout spirituel : je vais me centrer sur ma spiritualité car il est important de prendre soin de soi mais également de penser à la vie éternelle qui viendra après cette vie. ( je me sens détendue).
Deuxième idée : je dois prendre des rendez-vous pour le Hamam ; le coiffeur ; le dentiste ; et....ah, je ne sais plus quoi encore....( je suis stressée).
Troisième idée : demain, je vais jeûner, comme ça, j’augmente ma spiritualité et purifie mon corps.....ah, non, pas demain, le week-end c’est mieux.......
Quatrième idée : Je peux savoir pourquoi tu donnes plus d’attention à ton travail qu’à moi....tu es égoïste, tu sais ? Comment peux-tu dire que tu m’aimes alors que tu assouvis ton désir charnel avec mon corps le soir pour t’apaiser et tu m’oublie le lendemain ?...je ne sais pas jusqu’à quand tu vas me priver d’avoir un enfant ? j’ai le droit d’être mère quand même, non?
Cinquième idée : arrête de penser à lui et à ces choses qui te noue l’estomac ! Concentre-toi plutôt sur ton yoga.....( je reprends la motivation)...
Pause de quelques secondes......
Reprises des idées.......
Pauses de deux secondes....
Reprises des idées.....
Pause d’une seconde....
Reprise des idées.....
Fin de pause.
Idées, idées, idées........
Stop !
Au secours !
J’en ai marre.....
Rien à faire...c’est une perte de temps, laisse tomber le yoga !
Je quitte mon tapis, vais aux toilettes et me regarde dans la glace longuement.....
Mais je ne vois qu’un fantôme devant moi.....
Un reflet d’une jolie jeune femme mais si malheureuse....
Une femme attristée à cause des choses qu’elle ignore pourtant.....
Des choses qui lui donnent une amertume dans la bouche, des souvenirs douloureux, déceptions, angoisses, regrets, colère et rancœur l’empêchant même de pleurer.....
Des projets et des plans qui lui privent de sommeil : elle souhaite accélérer le temps pour réaliser ses rêves......
Mais.....quels rêves ?
Je touche mon visage : la peau satinée me parait étrange et les prunelles noires effrayées.....
Je passe mes doigts sur mes joues, mon front, mes sourcils, mes lèvres et....
Mes yeux....
Je les sens se refermer...
Je rejoins un autre monde......
Je les rouvre : je revois le spectre affreux du moulin d’idées....
Je les referme, je me concentre sur le froncement de mes sourcils : je vois un point noir qui bouge....
Je m’y concentre : il s’arrête puis il bouge.....
J’insiste pour le faire arrêter : je me sens apaisée.
Je me concentre sur ma respiration et sur le point noir qui s’éclaire petit à petit.....
Je n’ai pas envie de rouvrir mes yeux...mais ce spectre malheureux m’appelle....


J’ouvre....mais il n’est plus là.....
Ah, c’est moi?
Oui, je me reconnais finalement: c’est bien moi.
Je referme encore mes yeux...je prends une respiration profonde......( je suis consciente, et je me sens exister).
ô ma réalité!...Je t’ai retrouvée....
Oui, je suis là, ici et maintenant.....je possède tout alors....
Et je n’ai plus besoin de rien...ni passé ni futur....
Mes larmes se libèrent...mais seulement des larmes de joies qui me font découvrir qui je suis.
Et c’est comme ça alors ?
Combien de temps passé avant de me rendre compte?
Combien de fois ai-je lu que le bonheur est dans le moment actuel et je n’ y ai pas cru ?
Non, ce n’est pas que tu n’as pas cru...
Tu n’étais pas consciente de ce que tu écoutais ou tu faisais....
C’est le spectre dans la time-machine qui te faisait voyager...
à travers les temps et qui réalisaient...
les choses à ta place.
C’était ton inconscient qui vivait pour toi avec toutes les programmations qu’il l’a robotisé.....
Pauvre femme, tu as passé ton temps à naviguer entre le passé et le futur sans te donner le temps de t’arrêter au présent pour une escale....
Réveille- toi alors!
Bravo, tu es réveillée?
Comme ça tu va renoncer à cette machine trompeuse, cette chaise transitoire qui te fait bouger sans regret ni t’amener nulle part.
Désormais, tu vas apprendre à laisser ton imagination et tous tes souvenirs pour une vraie réalité : le vrai bonheur est dans moment présent (Ici et Maintenant).
Tu vois que tu n’as plus besoin de rien ?
Vois- tu comment cela n’est rien que tu réalise tes rêves ou que tu effaces tes erreurs passées ?
Comprends-tu maintenant comment tu es un être exceptionnel dans lequel il y a un souffle divin ?....
Rappelle-toi alors qui est en toi, et cela, ça te suffira !
Concentre-toi sur ta respiration et tu vas discerner les merveilles qui sommeillent en toi....
Avec chaque respiration, il y a une naissance...
Naissance d’une vérité qui va t’apprendre à effacer tes inquiétudes et tes attachements des choses matérielles....
Et avec chaque souffle, tu vas émettre en ce monde paisible, du salut et d’amour.....
Tu vas saisir que chaque chose que tu envoies, va se retourner vers toi.....
N’est-ce pas que le monde est ton miroir ?
Change donc ton intérieur, et tu verras comment l’extérieur va se mettre en organisation !
Mais une fois que tu trouves ton équilibre interne, tout ce qui se passe ailleurs te sera égal.
Tu vas réaliser que si tu ne trouves pas le bonheur dans les couloirs de ton être, tu ne le trouveras jamais dans les horizons extérieurs.

 

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Paris, 

Mars 2014

 


مَوْسِمُ العَوْدِة إلى الشَّمال

قِصَّة قَصِيرة: مَوْسِمُ العَوْدِة إلى الشَّمال